En 1785, l'abbé MARCÉ de Corneilla de la Rivière, dans ''Essai dans la manière de recueillir les denrées dans la province du Roussillon'' déjà nous indique que le gaulage n'est pas la manière la plus appropriée pour la récolte des olives ''en battant les oliviers pour cueillir les olives on leur cause un grand dommage''. L'auteur constate ensuite que l'huile a un goût piquant et une odeur forte due au fait qu'aprés cueillette on laisse les olives entassées pendant plusieurs jours, créant de la fermentation qui donne ce goût piquant.
François ROULLET recommandait en 1913, pour la bonne qualité de l'huile ''que le moulin et tous ses accessoires soient dans un état parfait de propreté...qu'aucun mauvais goût ne puisse être communiqué à l'huile''
Dans le journal l'Indépendant, en 1923, un certain VIATOR s'insurge contre les pratiques de mouliniers qui laissent dans les "tinells" les eaux de la campagne précédente : ''Je vous laisse à penser la puanteur de ces eaux, quand, la veille de l'ouverture du moulin...'' Ce n'est pas tout, les scourtins usagés sont entassés un an ou deux dans le moulin où ils moisissent ''aprés les avoir ébouillantés on les utilise à nouveau... !!''
Source : ''Histoire de l'olivier dans le Roussillon'' C. GENDRE
Tout cela est aujourd'hui bien loin. Les huiles produites dans le département répondent à des critères de qualités exigeants et sont souvent labellisées. Leurs saveurs font le bonheur des consommateurs.