Jean-Pierre Ronde évoque les commerces et artisans qui ont existé ou qu'il a connu dans le village
" ?Autrefois dans mon village il y avait, en remontant la rue du cimetière : Louise Balaguer qui réparait les matelas et un mécanicien, Bonfils.
- Dans la rue principale, au carrer d'avall, il existait, un ramasseur de fruits et légumes M. Serra, un maçon Torcatis Charles, un courtier en vins Bonafos Maurice et un autre maçon Sylvestre Joseph.
- Plus haut, un autre courtier en vins Grieu Jean et un forgeron, Maillols Maurice dit "Fortuné" ainsi qu'une petite épicerie, chez Antoinette.
- En allant à gauche vers le Pou Nou, il y eut un photographe qui faisait aussi coiffeur, l'épicerie de Françoise Louis et le boulanger Riu.
- Dans la rue du Correc il y avait, un berger dit "Chaouche", Pierre Bourret mon oncle a été barbier, ma tante Anne vendait cigares et cigarettes au détail et il y avait aussi l'épicerie de "la Mazarde". J'ai connu aussi dans cette rue, un peu avant la place, une épicerie qui a été une boulangerie.
- A l'angle des rues du Correc et de l'Aire, à la place du parking actuel, se trouvait le berger Mestres que l'on surnommait "Minga". Il y avait également une charcuterie dans la rue de l'Aire qui était tenue par Saurie.
- Bien avant ma naissance, on remisait la diligence qui allait de Corbère à St Feliu d'Avall, dans une grange qui est devenue l'épicerie actuelle.
- Il existait à l'aire un moulin à huile chez Martinel et aussi, au dessus de la route neuve construite en 1938, un moulin que l'on appelait Mouli d'en Vent.
- A la place, il y avait le café de Germain Marty et en face, dans la rue du Correc, celui de Bonafos Raoul. Le coiffeur Joseph Ros dit "Parillou" avait son commerce place du village. Dans la petite rue qui va à la salle des fêtes ont existé un boucher " Al Birou " et un menuisier "En Simoun Fouste" mais je ne les ai pas connus.
- Dans la rue des écoles, un de mes ancêtres tenait une forge qui faisait maréchal ferrant. J'ai connu jeune la porte de la forge avec des fers à chevaux gravés dessus. Pendant la guerre, dans cette rue, un de mes cousins réfugié, réparait les ustensiles de ménage comme seaux et bassines.
- La Poste se trouvait près de salle des fêtes actuelle.
- Avant, nous n'avions pas la télévision. Le cinéma ambulant venait à Corbère. En été "Jaumet" installait son matériel sur la place du village et le soir chacun venait avec sa chaise pour assister à la projection. En hiver, la séance avait lieu au café de la place.
Voilà ce que j'ai connu au cours de ma vie, dans mon village de Corbère et ceci depuis le temps de ma petite enfance."
Petite curiosité : il a existé dans le ravin de la Coume, un moulin à huile qui utilisait vraisemblablement la force de l'eau. On peut retrouver sa trace ( des fondations et une arche un peu avant St Pierre del Bosc ) en remontant le lit de ce petit torrent. Etonnant, quand on connaît le débit actuel de la Coume !
Plan du village ( partie haute )
